Madagascar : Etat des lieux
Rédigé le Dim 22 Oct, 2006 06:02:05 
C'est toujours difficile d'aborder un sujet, surtout qu'il s'agit là d'un nouveau blog et d'un nouvel article. Alors, je vais commencer par un pseudo-constat. Pseudo car je risque d'oublier beaucoup de choses, dans mon élan.
Nous nous retrouvons +/- 5 ans après la fameuse crise de 2002. A cette époque, même si le président actuel n'avait comme programme que "rendre riches les pauvres", "une 4L pour chaque malgache" ... et bien sûr "n'ayez crainte ..., vitantsika io".
Par chance, des fonds destinés à des projets routiers sont débloqués peu de temps après. Et comme tout opportuniste (pardon, homme d'affaire malgache), l'on n'a trouvé de mieux que de créer un slogan se référant à la route, lors des élections législatives. Et jusqu'à maintenant, l'on ne jure que par les routes, ou les fameuses réalisations (zava-bita).
Qui se contredit ? Sûrement pas le président, mais ses fans et ses supporters ! Le président vient de dire que les fonctionnaires et les hommes d'Etat (y compris les ministres) sont des mpiasam-bahoaka. Et quand on est mpiasam-bahoaka, ne doit-on pas travailler pour le vahoaka ? Et quand on manipule le volam-bahoaka, quoi de plus normal ? Alors, messieurs les lèches-bottes et vos zava-bita : croyez-vous réellement que vous devez encore parler de vos constructions de routes ? A moins que vous ne les ayez construites avec vos propres sous. Je voudrais attirer votre attention sur les devoirs, les obligations et les privilèges.
Je n'ignore pas l'existence des routes, mais j'ose remettre en cause son utilité quand on sait que même pour y circuler, le malgache n'a plus le moyen de se payer un billet de taxi brousse, ne parlons pas de voiture personnelle ! On dit que les routes créent des débouchées pour les produits locaux, mais quand on va à Ambatondrazaka, l'on ne voit que des camions d'une certaine couleur, justement pour transporter ces produits locaux tels que le riz.
Alors, l'on accuse très facilement de "mpanohitra" (trop même, desfois) ceux qui osent s'exprimer. Oui messieurs, il existe encore des non-fanatiques, capables de réflechir et qui mesurent les performances et ne misent pas sur la personne.
A suivre ...